Projet Bridor – Création d’une nouvelle unité de production

Installée en Bretagne depuis 1988, la société Bridor fabrique des produits de boulangerie et de pâtisserie premium dédiés aux professionnels en s’inspirant du savoir-faire artisanal.

La société appartient au groupe breton LE DUFF, présent dans plus de 100 pays. Celui-ci souhaite poursuivre sa stratégie de développement avec la construction d’une nouvelle unité de production. Cette dixième usine du groupe, dont la mise en service est prévue en 2022, viendrait renforcer les capacités actuelles de production des sites de Louverné (Mayenne) et Servon-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine). Y seront fabriqués des viennoiseries et du pain, crus ou précuits, surgelés.

La société a retenu la future zone d’activités de Sévailles 2 à Liffré car elle répond aux critères de choix de l’entreprise :

  • Proximité des sites actuels de production ;
  • Proximité d’un axe routier important pour faciliter la logistique et réduire les nuisances liées à la circulation, visibilité par rapport à cet axe ;
  • Proximité de bassins d’emplois (Liffré, Rennes, Fougères…), attractivité par la proximité de la métropole rennaise ;
  • Maîtrise des savoir-faire des salariés avec capacité de formation et d’intégration facilitée;

Le projet est prévu sur la totalité du périmètre de Sévailles 2, soit sur 21 hectares. Ce secteur est délimité au Nord par l’autoroute A84 (Rennes-Caen), au sud par la RD 812, au sud-ouest par l’extension récente de la ville de Liffré, à l’ouest par la ZAC de Sévailles 1 et à l’est par des parcelles agricoles.

Le projet industriel sera réalisé en 3 phases successives. Ce phasage permet d’adapter la montée en puissance de l’outil de production (+22 500 tonnes de produits par an) et de phaser les investissements correspondants. Les parkings réservés au personnel seront réalisés en trois phases également.

Schéma capacitaire par phase hypothétique :

La Phase 1 concernera la mise en œuvre de 3 lignes de production et comprendra : le terrassement du terrain, la réalisation des parkings poids lourds et voiries lourdes, une chambre froide classique, les équipements techniques et de traitement des eaux usées et pluviales.

La Phase 2 accueillera, outre 3 nouvelles lignes supplémentaires associées à leur pôle technique, un transtockeur (magasin de grande hauteur, d’environ 30 m) pouvant recevoir 20 000 palettes avec sa zone de préparation de commandes et les quais d’expédition.

La phase 3 concernera 4 ou 5 lignes de production avec les locaux techniques associés.

Ce projet d’usine relève de la règlementation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) mais ne relève pas de la nomenclature SEVESO. A ce titre il fera l’objet d’une évaluation environnementale.

Il est soumis à diverses procédures :

  • La première phase de construction de l’usine porte sur environ 22 500 m2 de surface de plancher. Elle doit donc être soumise à examen au cas par cas. Cependant, au terme du projet, la surface de plancher devrait atteindre 70 000 m2, excédant le seuil soumettant la construction à évaluation environnementale. Bridor a retenu de soumettre la demande de permis de construire à évaluation environnementale dès la première phase du projet.
    Ces 2 évaluations environnementales (au titre de la règlementation ICPE et du permis de construire) nécessiteront l’avis de l’Autorité Environnementale.
  • Le rejet des eaux pluviales dans les eaux douces superficielles sera soumis au régime de l’autorisation au titre de la Loi sur l’eau.
  • Bridor prévoit la valorisation agricole des effluents produits après prétraitement ou des boues d’épuration en cas de mise en place d’une station d’épuration sur le site. Cette épuration sera sous le régime de l’autorisation ou déclaration au titre de la Loi sur l’eau

Bridor doit prendre en compte, tant en fonctionnement normal qu’en phase chantier, les impacts de son implantation sur la trame verte et bleue, la biodiversité et les milieux naturels, la consommation foncière, le milieu hydrographique, la ressource en eau, l’air, les émissions atmosphériques et lumineuses, le bruit, la santé humaine, la production de déchets et leur traitement, les transports.

L’étude d’impact est en cours de réalisation. Elle présentera et justifiera les solutions de substitution retenues pour éviter les effets dommageables du projet sur l’environnement ainsi que les mesures finalement retenues pour réduire ou compenser les effets dommageables résiduels.

Sur le même principe d’évitement et de réduction, Bridor justifiera de la maîtrise des risques technologiques et industriels en lien avec l’activité projetée.

Le projet pourra s’appuyer sur l’expérience acquise sur les sites industriels actuels et bénéficiera de surcroît des nouvelles techniques ou innovations technologiques désormais disponibles.

Bridor sera attentif aux volets emploi et formation du personnel. A terme, se sont près de 500 emplois créés sur le territoire. Selon les estimations, autour de 160 embauches auront lieu dès la phase 1, 200 en phase 2 et 140 en phase 3. La société recourra, autant que faire se peut, aux ressources locales dans un rayon de 200 km (bassins d’emploi de Liffré, Fougères, Rennes…). Elle s’attachera à créer des synergies avec l’économie en place.

Par ailleurs, un projet industriel de cette envergure génère du dynamisme et des retombées économiques dès la phase chantier. Selon les chiffres l’INSEE, un emploi industriel permet de créer 1,5 emplois indirects et 3 emplois induits dans le reste de l’économie.

Si Bridor ne peut mener à son terme ce projet sur Liffré, la société prendra du retard sur son potentiel de développement économique.

L’absence de réalisation du projet sera également un frein aux opportunités en matière de déroulement de carrières (ascenseur social) que permet la création de cette nouvelle unité pour les actuels et futurs salariés de Bridor.

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×